La sorcière – Camilla Läckberg

J’avoue, Camilla Läckberg est mon plaisir coupable. J’attends avec impatience la sortie de ses ouvrages, et deviens complètement asociale lorsque j’ai le dernier en main. Et celui-ci n’a pas échappé à la règle !

On retrouve le village de Fjällbacka, ses habitants, son commissariat, Erica, Patrick et tous les personnages des 9 tomes précédents. Mais la petite ville est secouée par un tragique évènement : Nea, une fillette de quatre ans a disparu, laissant ses parents dévastés. Très vite, son corps est retrouvé, à l’endroit même où 30 ans plus tôt, une enfant du même âge avait été retrouvée assassinée.

A l’époque, deux adolescentes, Marie et Helen, avouèrent l’horrible meurtre et furent jugées coupable. Toutes deux ont suivi des trajectoires différentes : Helen est restée au village, devenant une épouse et une mère respectable, bien qu’écrasée par son passé. Marie quant à elle mène une carrière de haut vol dans le cinéma, et il se pourrait bien que le film en cours de tournage lui vaille un Oscar.

Difficile de ne pas faire le lien avec l’enquête en cours, d’autant plus que les pistes se multiplient, et que le doute s’installe sur la culpabilité passée des deux femmes. Ce qui signifierait que le meurtrier se promène depuis 30 ans dans les rues de Fjällbacka…

Il s’agit pour moi du polar le plus sombre de cette série, Camilla Läckberg jouant sur plusieurs tableaux angoissants. Du côté sombre et torturé de l’adolescence à la froideur et au narcissisme d’une star de cinéma, de la terreur d’une mère de famille, prisonnière de son foyer, au harcèlement d’enfants, l’auteur traverse chaque scène avec la même précision.

Le mécanisme de la catastrophe humaine, ce moment où l’humanité capitule devant la douleur, Camilla Läckberg l’exprime par touches légères et parfaitement placées, ce qui nous permet de suivre pas à pas le trajet qui mène à la folie.

L’intrigue est habilement construite, entremêlant les fils de plusieurs histoires qui toutes ont leur sens. Les personnages sont justes, l’émotion est omni présente.

Un épisode sur le fil du rasoir, dévoré en 2 jours, qui m’a laissée un peu groggy.

La sorcière – Camilla Läckberg – Editions Actes Sud – 695 pages

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