La tresse - Laetitia Colombani

La tresse – Laetitia Colombani

J’en avais tellement entendu parler de ce roman ! Tellement lu de critiques dithyrambiques, de commentaires élogieux, vantant tantôt l’extraordinaire histoire, tantôt l’incroyable sentiment de bien-être qui se dégage du livre…

Trois histoires de femmes qui s’entremêlent, trois destins liés par une histoire commune. Toutes ont cette résistance au sort qui leur est imposé, toutes trois ont décidé de prendre le contrôle de leur vie face à une société patriarcale oppressante.

Smita d’abord, Intouchable en Inde. Le statut le plus bas, le plus dur, celui qui fait que vous n’existez aux yeux de personne. Si ce n’est à ceux de son mari, mais également de sa petite fille. Et pour cet enfant, elle rêve d’un destin en couleurs, ailleurs.

Giulia ensuite, qui, dans un petit village de Sicile, travaille dans la manufacture de son père. Ce qu’on y fait? On y récolte des cheveux italiens, qui seront ensuite utilisés pour assembler des perruques. Survient alors l’accident du padre, la laissant seule face aux responsabilités qui menacent de l’écraser…

Pour terminer, Sandra, avocate canadienne réputée, arrivée au plus haut barreau de l’échelle sociale. A force de sacrifices, d’endurance, de centaines d’heures de travail. Et tout est remis en question à la suite d’un simple bilan médical.

De cette lecture rapide, je mettrai en exergue la construction de l’histoire, qui emmène le lecteur des villages de l’Inde au fin fond de la Sicile, avec une cohérence et une force tranquille qui donne une belle dimension à ce roman. Le schéma est réfléchi, intelligent, et crée ce que l’on attend de ce type de lecture : du dépaysement, de la réflexion, une certaine idée de bonheur.

Mais voilà, j’en attendais plus, beaucoup plus. Le sujet en lui-même est tellement riche : trois destins de femmes, sur trois continents, face à des diktats différents mais tout aussi contraignants. Et pourtant, j’ai eu le sentiment d’un traitement en surface, d’un happy end cousu de fil blanc. Peut-être est-ce du aux chapitres très courts, ou à la vitesse à laquelle se déroule l’histoire?

L’écriture est factuelle, et remplit son rôle : celui de faire les liens entre ces trois destins de femme.

Une lecture agréable donc, un bon moment de détente, mais sans cette profondeur dont je raffole dans les romans polyphoniques.

La tresse – Laetitia Colombani – Editions Grasset – 222 pages

 

 

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