Au fond de l’eau, de Paula Hawkins

Une rivière, trois femmes assassinées, un village où tout le monde connaît les secrets de chacun. Le décor du dernier thriller de Paula Hawkins est planté. Et tout au long de votre lecture, la présence de cette rivière se fait lourde, insistante, visqueuse. L’atmosphère de ce thriller est tout à fait particulière, et l’auteur fait mouche.

Comme la rivière qui finit toujours par trouver un chemin, les circonvolutions de l’enquête m’ont parfois laissée dubitative. Mais n’ont rien enlevé au plaisir d’un réel « page turner ». Ne vous attendez pas à être pris dans un tourbillon dès la première page. Non, le talent de Paula Hawkins, c’est de créer une atmosphère dans laquelle on s’enfonce pas à pas, où la tension monte aussi froidement que l’eau d’une rivière glacée. Goutte à goutte, elle construit chacun des personnages, remontant le cours des vies pour atteindre le dénouement final.

Chaque personnage, au fil de l’histoire, exprime son point de vue, ajoute sa vision et ses réflexions. Pour construire un tableau bien plus sombre qu’il n’y paraît à la première lecture. Une des grandes forces de l’auteur est l’absence totale de manichéisme : l’amour et l’humanisme affleurent chez les personnages les plus dépravés, tandis que les héros du jour dévoilent leurs sombres atours.

Paula Hawkins mérite tout à fait son succès, et ce dernier thriller remplira parfaitement ses fonctions : vous empêcher de dormir avant que vous n’ayez lu la dernière page !

« Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Julia, Lena, Nel : avec ce superbe portrait de trois femmes en quête d’elles mêmes, aux prises avec les pesanteurs du passé, on retrouve l’infinie compréhension pour ses personnages dont témoignait déjà Paula Hawkins dans La Fille du train. On y retrouve, surtout, sa virtuosité et un talent incroyable pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à l’ultime rebondissement, qui marquera tous les esprits. »

Au fond de l’eau, Paula Hawkins, éditions Sonatine, 406 pages

 

 

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